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Pourquoi je donne des cours de yoga : le corps comme chemin de transformation

  • Photo du rédacteur: Elisabeth NGUYEN
    Elisabeth NGUYEN
  • 12 janv.
  • 3 min de lecture

On me demande parfois pourquoi, après un long parcours professionnel et thérapeutique, j’ai choisi d’enseigner le yoga. La réponse est multiple, mais elle tient en une phrase : parce que le yoga m’a appris à habiter mon corps autrement, et que cette relation change profondément la manière de vieillir, de ressentir et de se relier à soi.



Le yoga, c’est quoi exactement ?


Le yoga est souvent assimilé à une forme de gymnastique douce ou à une activité sportive. En réalité, ce n’est pas un sport au sens classique du terme. Il ne vise ni la performance, ni le dépassement, ni la compétition. Le yoga est une pratique corporelle, respiratoire et intérieure, dont l’objectif est l’unification : du corps, du souffle et de l’esprit.


Il existe aujourd’hui de nombreuses formes de yoga. Certaines pratiques dites « yang » — comme le Vinyasa, l’Ashtanga ou le Hatha yoga dynamique — sollicitent davantage les muscles, la coordination, l’endurance et la force. Elles peuvent être très engageantes physiquement et conviennent bien à celles et ceux qui recherchent un mouvement soutenu.


À l’inverse, les yogas dits « yin » — Yin Yoga, Gentle, Restorative — s’inscrivent dans une autre temporalité. Ils ralentissent volontairement le rythme, invitent à l’immobilité et à l’écoute, et proposent une expérience radicalement différente du corps.



Le Yin Yoga : ralentir pour aller plus profond


Le Yin Yoga est une pratique dans laquelle les postures sont tenues plusieurs minutes, le plus souvent au sol. Il ne s’agit pas d’étirer les muscles, mais de solliciter les tissus profonds : fascias, ligaments, tendons et articulations.


Ces tissus ont besoin de lenteur et de douceur pour retrouver leur élasticité. Avec le temps, ils se rigidifient, perdent en hydratation et en mobilité. Le Yin Yoga agit comme une remise en circulation progressive, respectueuse du rythme du corps.


L’objectif n’est pas de « faire » une posture, mais de s’y déposer. De laisser le corps s’organiser par lui-même. Cette pratique favorise la souplesse fonctionnelle, la mobilité articulaire et une sensation globale d’espace intérieur.



Suis-je une « vieille prof de yoga » ?


À 63 ans, la question peut se poser. Et pourtant, c’est précisément à cet âge que tout a pris sens. J’ai découvert le Yin Yoga presque par hasard, à un moment où je cherchais une pratique moins cardio, moins axée sur la force et la performance. J’avais poussé, forcé, tenu toute ma vie. Mon corps me demandait autre chose.


Le Yin Yoga a été un moment de révélation. Un véritable « ah ah ». J’y ai découvert une pratique où l’on avance sans effort, où l’on progresse en ne faisant presque rien. Une pratique où la transformation ne vient pas de la volonté, mais du relâchement.


Ce changement de paradigme a profondément modifié ma relation au corps, au temps et à l’âge. Il m’a semblé évident que c’était cette approche que je souhaitais transmettre.



Ce qui se passe quand on vieillit, surtout après la ménopause


Avec l’âge, et particulièrement après la ménopause, le corps féminin traverse de nombreuses modifications. La densité osseuse diminue, la masse musculaire fond progressivement, les tissus se déshydratent. Les tensions s’accumulent là où l’on a compensé, porté, résisté.


Le corps devient parfois plus raide, plus sensible, moins tolérant aux pratiques brutales ou trop intenses. Le Yin Yoga répond précisément à ces changements. Il respecte les limites, accompagne les transformations et redonne de la fluidité là où le corps s’est figé.


C’est une pratique profondément adaptée aux corps matures, mais aussi à toute personne en période de transition, de fatigue ou de récupération.



Pourquoi le corps bénéficie du yoga, même sans passé sportif


Contrairement à une idée reçue, les bénéfices du yoga — et en particulier du Yin Yoga — ne dépendent pas d’un passé sportif. Des études menées notamment dans le champ de la gérontologie et de la médecine du mouvement montrent que les tissus conjonctifs répondent au stimulus mécanique quel que soit l’âge ou le niveau antérieur d’activité.


Autrement dit, un corps qui recommence à bouger lentement, consciemment et régulièrement retrouve de la mobilité, de la stabilité et de la vitalité, même après des années d’inactivité. Le système nerveux s’apaise, la perception corporelle s’affine, et la confiance dans le mouvement revient.


Le yoga ne demande pas un corps « prêt ». Il accompagne le corps tel qu’il est.



Donner des cours de yoga aujourd’hui n’est pas pour moi une reconversion tardive, mais une continuité. Une manière de transmettre ce que le corps m’a appris : ralentir, écouter, et laisser la transformation se faire de l’intérieur.

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« Je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni psychiatre, ni psychothérapeute. Je ne fais donc pas de diagnostics, ne soigne pas et ne guéris pas. Cette page est donnée dans le cadre d’une démarche de bien-être à l’exclusion de tout objectif médical (ou paramédical) et ne peut en aucun cas se substituer à un avis médical. Elle ne dispense en aucun cas de consulter un professionnel de la santé, chaque fois que cela est nécessaire. Seul un médecin est habilité à poser des diagnostics, prescrire, modifier ou supprimer tout traitement médical. Toute question relevant du domaine médical est à poser à votre médecin traitant. »

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